2e tour de l’élection à la CCIJP : pourquoi voter CFDT ?

Parce que c’est à vous, professionnels, de donner le cap à la commission, en choisissant vos représentants ;

Parce que la loi prévoit des règles, mais aussi l’intervention des professionnels impliqués dans la réalité du terrain ;

Parce que la commission de la carte de presse est par essence paritaire, démocratique et pluraliste.

 

OUI, DANS SES PRISES DE POSITION À LA CCIJP,

LA CFDT SE DIFFÉRENCIE DES AUTRES SYNDICATS !

 

 

Nous ne voulons pas pénaliser les journalistes au chômage

La loi prévoit qu’une carte peut être accordée à un chômeur pour une durée limitée (non précisée), et ce, sans condition. Or, l’usage à la CCIJP est de réserver cette carte chômeur seulement à ceux qui perçoivent une indemnisation par Pôle emploi.

Un usage dont la majorité des commissaires ont convenu il y a déjà de nombreuses années, mais contre lequel la CFDT continue de s’élever. Par principe : au nom de quoi la CCIJP doit-elle être moins disante que la loi ? Et par rapport à la réalité vécue par les journalistes : 0pourquoi un journaliste qui sent que son entreprise va mal et a une opportunité d’en rejoindre une autre devrait s’en priver, au cas où ce projet avorte et qu’il se retrouve chômeur non indemnisé ?

 

Nous prenons en compte la spécificité des photographes

Cette population de journalistes a payé le prix le plus fort de la crise de la presse et de l’irruption du numérique. S’ajoute l’abus, de la part des employeurs, qui rémunèrent en droits d’auteur. Résultat : 233 photojournalistes pigistes dotés d’une carte en 2017 (660 en 2001). La CFDT a toujours insisté pour prendre en compte des rémunérations en droits d’auteur, bien qu’elles ne soient pas conformes, au moins le temps, pour les premiers intéressés, qu’ils obtiennent une rémunération dans les clous. Avec l’appui des syndicats. Nous sommes là pour ça.

 

A chaque statut doit correspondre le même traitement

La CCIJP a voulu lutter contre l’abus du recours au statut d’intermittents (notamment pour les pigistes de Radio-France). Mais la majorité des commissaires ont préféré tarir la source en refusant, depuis 2017, les nouvelles demandes sous ce statut. Tout en maintenant dans la carte ceux qui étaient déjà rémunérés ainsi. La CFDT s’y est opposée. Au nom de l’égalité de traitement, bien sûr, et parce qu’il valait mieux, selon elle, que les syndicats fassent pression, ensemble, auprès des employeurs, pour faire cesser ces abus, que d’infliger, encore, la double peine aux premiers concernés.

 

De manière générale, nous nous positionnons en faisant passer l’humain avant le statut (quand l’essence même du métier n’est pas en cause, bien sûr) même si c’est une ligne de crête périlleuse.

 

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Publié le : 
Lundi, 28 Mai, 2018
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