CFDT-Journalistes solidaire des journalistes arrêtés en France samedi

CFDT-Journalistes solidaire des journalistes arrêtés

Samedi 20 avril, plusieurs reporteurs-photographes, cameramen, techniciens parfaitement identifiables ont été pris pour cible par les forces de police, lors de l’acte 23 des Gilets jaunes.

A Paris, ces interventions se sont traduites par l’arrestation de deux collègues, Gaspard Glanz et Alexis Kraland.

Pour la CFDT-journalistes, c’est la liberté de la presse, le libre exercice du métier de journaliste, et plus globalement la démocratie qui sont mises en cause. CFDT-Journalistes proteste contre ces interventions qui sont en contradiction totale avec les assurances données par le ministre de l’Intérieur lors d’un rendez-vous obtenu en commun par la CFDT, le SNJ et le SNJ-CGT.

Elle demande que des enquêtes soient menées en interne par l’inspection générale de la police nationale et que les résultats en soient rendus publics.

Comme pour les précédentes manifestations, et à l’aune des appréciations des syndicats de policiers comme ceux de la CFDT, CFDT-Journalistes s’interroge sur la formation des forces de sécurité et son adéquation avec les missions qui leur sont demandées.

La CFDT-Journalistes réitère sa solidarité avec la vingtaine de journalistes blessés qui a déposé plainte contre les forces de police, dans plusieurs villes, dont Paris. Elle se portera partie civile dans l’action introduite en justice.

CFDT-Journalistes demande aussi aux médias et rédactions qui utilisent le travail de ces collègues employés souvent hors du champ social de prendre aussi position contre l’attitude des forces de sécurité.

CFDT journalistes étudie la possibilité de saisir le Défenseur des droits dans le cadre de ses compétences sur le respect de la déontologie par les professionnels de la sécurité.

 

Paris, le 22 avril 2019.

Publié le : 
Lundi, 22 Avril, 2019
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