Laissez-nous travailler !


 

CFDT journalistes s’indigne de récents événements qui menacent la liberté d’expression et le droit de la presse au pays de la déclaration des droits de l’homme :

-les poursuites engagées pour une supposée "rébellion" contre un réalisateur britannique (Kowalski) qui avait été interpellé le 20 septembre alors qu'il filmait l'occupation de la préfecture de Guéret par des salariés lors d'un mouvement social qu'il suivait ;

- la mésaventure vécue par notre consoeur du quotidien suisse Le Temps, arrêtée à Briançon et qui a fait l'objet d'un interrogatoire de deux heures alors qu'elle effectuait un reportage sur le passage de migrants depuis l'Italie, dans ce secteur ;

- la menace de plainte contre X de la  ministre de la Culture, à la suite des révélations du journal Le Monde sur la réforme à venir de l'audiovisuel public. Cela fait suite à la démarche de la ministre du travail, Muriel Pénicaud, qui avait déposé plainte en juin, à la suite des révélations de Libération sur la réforme du code du travail.

- la mise à l’écart, le 14 novembre, d’un journaliste de C à vous. Il a été fermement tenu à distance par des policiers en civil, lors de la visite du président Macron à Roubaix-Tourcoing. Il lui était reproché indument d’avoir, la veille, provoqué des incidents alors qu’il couvrait une action de manifestants de la France insoumise.

 

CFDT journalistes exige du gouvernement que cessent immédiatement ces méthodes qui privent les journalistes de leur liberté d’action. Dans nos journaux, nos télés, nos radios, nos sites internet, nous ne cessons de dénoncer des attaques dont sont victimes nos confrères dans des pays non démocratiques. Nous n’aimerions pas ajouter la France à cette liste.

Paris, le 16 novembre 2017

Publié le : 
Jeudi, 16 Novembre, 2017