Face au journalistes-bashing , la solidarité gouvernementale s’impose

Après avoir entendu ce matin le président de la République, et en plein accord avec la Confédération CFDT, la CFDT journalistes tient tout d’abord à souligner sa solidarité avec tous les travailleurs et sa préoccupation pour les questions de pouvoir d’achat. Elle se refuse à simplifier ce mouvement populaire, très hétéroclite, et ses journalistes s’efforcent d’en montrer tous les aspects, sans amalgame.
 
En revanche, la violence est inacceptable. Et plus encore quand elle commence à viser un groupe pour son appartenance ethnique, son orientation sexuelle, sa classe sociale, son opinion politique ou son métier.
Même si par rapport aux nombres de manifestations, leur nombre reste très limité, il est inacceptable que des Gilets jaunes, et qui que ce soit, s’en prennent à des journalistes qui, en couvrant les événements, ne font que leur travail.
Nous vivons une étrange époque où on préfère tirer sur l’ambulance et casser le thermomètre, plutôt que chercher des remèdes à la fièvre.
La CFDT le dit et le répète : les journalistes sont au service de l’information, et donc travaillent dans l’intérêt de tous les citoyens. Ils sont un des piliers de la démocratie, et non l’instrument de qui que ce soit. Les empêcher de travailler, les agresser, c’est s’attaquer d’abord à soi-même, à sa liberté de se forger une opinion libre dans un pays libre.
La CFDT journalistes défend les salariés que sont d’abord les journalistes et appelle la population à ne pas céder aux amalgames et au journalisme bashing qui se développe, cultivé au premier chef par des hommes politiques irresponsables.
 
L'erreur est humaine
Comme dans toute catégorie, les politiques, les patrons, les Gilets jaunes, les syndicalistes, les journalistes, il arrive que des individus fassent des erreurs. L’exception ne fait pas la règle, et un pays qui dresse des catégories les unes contre les autres va à la guerre civile.Gardons raison, pas d’amalgame anti-Gilets jaunes, pas d’amalgame anti-journalistes.
Ce matin, le chef de l’Etat a souligné la nécessité de l’écoute de la population, de la participation populaire à l’élaboration des solutions et de l’inscription dans la durée d’une telle méthode.
La CFDT-Journalistes ne peut qu’approuver cette démarche, pour peu qu’elle soit assortie de mesures concrètes. A ce titre, elle demande au ministre de la Culture d’exprimer sa solidarité avec les journalistes, de leur renouveler sa confiance dans leur rôle démocratique et de manifester sa volonté que cette profession puisse être exercée sans entraves.
La CFDT-Journalistes demande à être reçue conjointement par les ministères de la Culture et de l’Intérieur, afin d’étudier comment sur le terrain cet exercice protecteur peut être mis en œuvre, quelles que soient les situations.
La CFDT-Journalistes rappelle les directions des médias quant à leur responsabilité dans la sécurité des personnels qu’elles emploient.

Paris, le 27 novembre 2018

Publié le : 
Mardi, 27 Novembre, 2018
Rubrique: