La mobilisation se poursuit à Lagardère Active (version réactualisée 3)

Tout n’est pas à vendre pour le moment, Arnaud Lagardère se réserve ses « chouchous », Europe 1, le Journal du Dimanche et Paris Match, regroupés dans un pôle News. Actuellement, le JDD comme Paris Match vivent bien grâce aux bénéfices générés par les "poids lourds" de Hachette Filipacchi Associés (Télé 7 Jours, Télé 7 Jeux, France Dimanche, Ici Paris).  Comment feront-ils économiquement quand ils seront réunis à Europe 1 qui n’est pas au mieux de sa forme ?
La motion de défiance reflète l’état d’esprit de l’ensemble des salariés présents lors de l’AG (plus de 600). L’Assemblée Générale s’est tenue dans le restaurant d’entreprise d’Europa, au Pont de Levallois-Perret,une majorité de salariés de HFA étaient présents, Plurimedia, Hachette Disney Presse, Lagardère Digital France et Lagardère Publicité, les autres composantes de Lagardère Active étaient elles aussi représentées.
Une assemblée générale qui a réuni un grand nombre de salariés inquiets pour leur avenir, choqués par la brutalité de cet "habillage de la mariée » -un montage financier qui doit être réalisé en trois mois- afin de pouvoir trouver preneur de l’ensemble de ces nouvelles sociétés (sauf le pôle News) dans le même laps de temps.

 

MOTION DE DÉFIANCE ADOPTÉE PAR L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
DES
SALARIÉS DE LAGARDÈRE ACTIVE (Hachette Filipacchi Associés, Plurimédia, Hachette Disney Presse, Lagardère Digital France, Lagardère Publicité (GROUPE LAGARDÈRE)

Réunis en assemblée générale, les salariés de Lagardère Active ont voté à l’unanimité une motion de défiance après l'annonce par la direction générale à chacune des entités composant Lagardère Active, la constitution de cinq nouvelles sociétés, des « pôles » indépendants, permettant une cession ou une fusion plus simple et rapide.
Tout n’est pas à vendre pour le moment, Arnaud Lagardère se réserve ses « chouchous », Europe 1, le Journal du Dimanche et Paris Match, regroupés dans un pôle News. Actuellement, le JDD comme Paris Match vivent bien grâce aux bénéfices générés par les "poids lourds" de Hachette Filipacchi Associés (Télé 7 Jours, Télé 7 Jeux, France Dimanche, Ici Paris).  Comment feront-ils économiquement quand ils seront réunis à Europe 1 qui n’est pas au mieux de sa forme ?
La motion de défiance reflète l’état d’esprit de l’ensemble des salariés présents lors de l’AG (plus de 600). L’Assemblée Générale s’est tenue dans le restaurant d’entreprise d’Europa, au Pont de Levallois-Perret,une majorité de salariés de HFA étaient présents, Plurimedia, Hachette Disney Presse, Lagardère Digital France et Lagardère Publicité, les autres composantes de Lagardère Active étaient elles aussi représentées.
Une assemblée générale qui a réuni un grand nombre de salariés inquiets pour leur avenir, choqués par la brutalité de cet "habillage de la mariée » -un montage financier qui doit être réalisé en trois mois- afin de pouvoir trouver preneur de l’ensemble de ces nouvelles sociétés (sauf le pôle News) dans le même laps de temps.
Nous avons appris par la presse l’intention d’Arnaud Lagardère de procéder à de nouvelles cessions ou ventes.
Nous avons subi une dizaine plans sociaux, vu partir des collègues à ces occasions-­‐là ou lors des précédentes ventes de magazines, qui se sont soldées par des saignées sur le plan de l’emploi. Nous travaillons dans des conditions de plus en plus difficiles pour effectuer les mêmes tâches tout en étant de moins en moins nombreux.
A chaque fois, la direction a justifié ces mesures d’économies pour préserver, disait-­‐elle, l’avenir de l’entreprise. Résultat : aujourd’hui, toute la branche presse, média et audiovisuel est en vente, à l’exception, à ce jour, d’Europe 1, de Paris Match et du JDD, nous dit-­‐on, mais qu’en sera-­‐t-­‐il demain si un acheteur met le pactole sur la table ?
Nous, salariés de Lagardère Active, réunis en assemblée générale, tenons à manifester notre défiance à l’égard de la direction de Lagardère Active et de la direction du groupe Lagardère.
Nous ne leur faisons aucune confiance pour préserver l’avenir de nos activités ni négocier leur vente avec un quelconque souci social (il ne reste plus de journalistes à Be, à Pariscope, Auto Moto ou Mon jardin, ma maison, par exemple, titres vendus en 2015).
Nous restons mobilisés.
Nous ferons tout pour préserver nos emplois et ne pas nous retrouver dans les mains de n’importe quel repreneur.
Fait à Levallois, le 16 mars 2018

Communiqué des représentants des salariés
au Comité de Groupe Lagardère

Vous souvenez-vous du Groupe Lagardère avant
-Sa sortie de la presse magazine à l’international en 2011
-Sa sortie d’une partie de la presse en France en 2013
-Sa sortie des activités de radio en Russie
-Sa sortie de sa participation dans EADS
-Sa sortie de sa participation dans Canal+
-Sa sortie de sa participation dans le Groupe Amaury
-Sa sortie dans les activités de distribution de la presse et des livraisons « express » en Europe et dans le monde
-Sa sortie supplémentaire d’une partie importante de la presse magazine en France en 2015
-Sa sortie ébauchée il y a deux semaines par Arnaud Lagardère lui-même, des derniers titres magazine restants (Elle, Télé 7jours...)
-...
Qu’est devenu le produit de ces cessions ?
Deux dividendes exceptionnels ont été distribués aux actionnaires et à A. Lagardère lui-même en plus du dividende prévu pour accroître le rendement de l’action. Cette opération spéculative a empêché le groupe d’investir comme il aurait dû le faire dans ses branches.
Ces cessions ont restauré temporairement la situation financière du Groupe en diminuant son endettement et en lui remontant un maximum de cash.

Et demain ?
C’est le démantèlement d’un Groupe prestigieux auquel les salariés assistent. Des PSE à répétition en France, des ventes aux plus offrants à l’étranger, des mesures d’économies de coûts drastiques et des départs en masse des salariés.
Pour le Groupe, toucher des royalties sur la vente de ses « marques » est bien plus rémunérateur que d’investir dans les titres et leurs équipes rédactionnelles. Mais combien de temps cette stratégie pourra donner satisfaction aux actionnaires sans que le Groupe soit dans l’obligation de céder plus vite que prévu d’autres activités rentables ?
Les représentants des salariés du Groupe Lagardère pointent aussi la responsabilité citoyenne et sociale du Groupe qui pour des raisons uniquement financières met des centaines de salariés et leurs familles en difficulté voire au chômage tout en fragilisant la pluralité de l’information en France.
Connaissez-vous la date de la prochaine cession ?
Quelle sera la prochaine activité sacrifiée sur l’autel du profit dans celui qui fut le premier groupe de médias européens ?
Quelle sera la prochaine opération financière qui servira à fidéliser les actionnaires au détriment de l’emploi et pour combien de temps encore ?

Une assemblée générale tous les quinze jours

Lors du CE extraordinaire de ce mardi 20 mars 2018, Denis Olivennes a exposé aux représentants des salariés de HFA (Hachette Filipacchi Associés) ce qu’il avait présenté jeudi 15 mars au délégués syndicaux.
Création de neuf sociétés indépendantes, morcellement des structures actuelles. Le pôle « Presse » compte les entités magazines anciennes auxquelles sont ôtées JDD et Paris Match qui vont dans le pôle « news » avec Europe 1 et les radios musicales du groupe. À noter qu’Arnaud Lagardère est le Président de ce pôle News et que le journal Elle, ainsi que ses déclinaisons (décoration et à table) jusqu’ici déclaré comme ne pouvant être cédé rejoint les titres à vendre, Télé 7 Jours, Télé 7 jeux, France Dimanche, Ici Paris, Public et le petit dernier Webuzz.

Les élus HFA, avec les représentants des autres sociétés composant Lagardère Active ont décidé d’organiser une assemblée générale tous les quinze jours jusqu’à la fin de l’année pour tenir informés les salariés de l’avancée des négociations. À condition, bien sûr, que les salariés chargent les élus de négocier ce "projet de structuration de Lagardère Active en pôles d’activité ».  Nous en saurons plus mardi à l’issue de l’assemblée générale (le 27 mars 2018 après midi).
L’une des conséquences de cet éclatement est l’éparpillement des élus, certaines sociétés compteront moins de 50 salariés, sans aucun représentant syndiqué pour les représenter, une autre, la dénonciation des accords d’entreprise. Il restera aux élus HFA de réclamer la constitution d’une représentation en UES (Unité Économique et Sociale) ce qui n’est pas automatique.

 

 L’INTERSYNDICALE CFDT-CGT-SNJ HACHETTE FILIPACCHI ASSOCIÉS :" Nous ne rentrerons pas dans une négociation de dupes sans garanties" (18 avril)

Arnaud Lagardère vient d’annoncer qu’il entre en négociations exclusives avec le groupe tchèque Czech Media Invest, à qui il a déjà cédé les radios internationales, pour la vente des magazines du groupe (hors JDD, Paris Match et Europe 1). Ce « groupe », que l’on nous vend comme solide, est constitué d’un pôle centré sur l’énergie, un sur l’industrie et un sur les médias sans lien entre eux autre que la présence dans l’actionnariat de son propriétaire, Daniel Kretinsky, copropriétaire du club de football Sparta Prague. Celui-ci a été cité, selon la presse, dans l'enquête dite des Panama Papers pour la possession d'une société basée dans les îles Vierges britanniques.
Cette nouvelle tombe alors que la direction de HFA tente de nous entraîner dans une négociation sur une prétendue restructuration, dont le seul but est de structurer le pôle à vendre et d’éclater en une myriade de micro-sociétés ce qui restera en sursis au sein de la branche presse-audiovisuel du groupe.
Les salariés de HFA et leurs organisations syndicales avaient déjà voté une motion de défiance envers la direction de HFA et du groupe Lagardère lors de l’annonce du projet de restructuration.
Nous réitérons notre méfiance : quelle confiance faire à un groupe qui, depuis onze ans, enchaîne les plans sociaux pour soi-disant préserver ses activités tout en vendant ses magazines à des cost killers qui détruisent des publications historiques comme Pariscope ou les titres déco afin d’en faire de simples « news letters » publicitaires et mettre les journalistes au chômage ? Comment faire confiance à celui qui nous disait voici quelques années tenir à un coeur sacré jadis constitué de Télé 7 Jours, Elle, Paris Match et le JDD , puis réduit à Elle, Paris Match et le JDD, puis aujourd’hui à Paris Match et le JDD et la radio Europe 1 ? Et demain ?
Nous avons dénoncé la vente par appartements qui avait commencé en 2015. Aujourd’hui, c’est à la destruction du groupe de presse à laquelle nous assistons.
Nous ne rentrerons pas dans une négociation de dupes sans garanties.
Nous voulons des garanties sur le devenir de nos collègues vendus (emplois, conditions de travail) et sur ceux qui restent, dont nous refusons l’éclatement.
Nous restons mobilisés et appelons les salariés à le rester aussi.

Nous saurons prendre nos responsabilités pour défendre nos emplois et nos conditions de travail.

Levallois, le 18 avril 2018

Publié le : 
Vendredi, 16 Mars, 2018
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