La révolution Carli attendra...

 

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La révolution Carli attendra...

Lors d’une réunion qui s’est tenue le 6 novembre, au sujet d’un accord de méthode sur les négociations relatives à l’éventuelle fermeture du centre d’impression, Benoît Lehner a annoncé que les mandats des représentants du personnel de L’Alsace n’étaient plus valides, et que des élections professionnelles devaient être convoquées au plus vite. Stupeur et tremblements !
Pour mémoire, ces mandats avaient été prorogés le 4 février 2016, jusqu’au 31 mai suivant, faute d’accord préélectoral. La direction refusait alors le compromis proposé par l’ensemble des délégués syndicaux, sur le nombre et la répartition des sièges au sein du CE et des DP. Michel Lucas avait fait de son refus une question de principe. L’inspection du travail, saisie, avait refusé de trancher. Benoît Lehner pensait que la durée des mandats était prolongée de fait, jusqu’aux prochaines élections. Il apparaît aujourd’hui que non…
Nos instances n’étant plus légitimes, la présentation officielle des projets de Philippe Carli en CE – notamment l’éventuelle fermeture du centre d’impression – ne pourra donc se faire avant de nouvelles élections. Il n’en sera évidemment pas question en décembre, contrairement à ce qui était prévu. Cela pourrait même prendre un temps certain. Déjà, des divergences apparaissent pour savoir s’il s’agira de renouveler les instances actuelles – CE et DP – ou d’élire le nouveau « comité social et économique » (CSE) prévu par les ordonnances Macron, comme l’affirme Benoît Lehner. Ensuite, nous reviendrons certainement au débat sur les effectifs d’électeurs et le nombre d’élus pour chaque collège (ouvriers-employés/journalistes-cadres).
Certes, depuis l’arrivée de Philippe Carli, la direction semblait prête à lâcher du lest. Un consensus se dessinait même pour renvoyer les élections à 2019 pour un premier CSE (sur une base très favorable aux effectifs actuels), afin de ne pas perturber davantage la période à venir. La donne a changé, avec la possibilité de faire traîner les choses, d’éventuels recours juridiques… Ce temps sera-t-il mis à profit dans l’intérêt des salariés ? Ou ne fera-t-il que prolonger leurs angoisses ? Permettra-t-il d’aborder la « révolution » annoncée par Philippe Carli avec plus de douceur et d’intelligence collective ? Ou mettra-t-il davantage L’Alsace à la remorque du groupe ? De nouvelles incertitudes viennent s’ajouter à celles que nous devions déjà affronter.

 

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Publié le : 
Lundi, 6 Novembre, 2017