Les citoyens ont le droit de manifester, les journalistes celui d’informer !

 
Insultes, confiscations de matériels, coups de matraques, tirs tendus de LBD (lanceurs de balles de défense), tabassages, menaces de mort... Depuis mi-novembre 2018, la mobilisation des “gilets jaunes” a donné lieu à de multiples agressions de journalistes - reporters d'images,rédacteurs, vidéastes ou photojournalistes - et d'équipes de reportage, tant de la part de manifestants que de membres des forces de l’ordre.
La montée des violences contre les reporters est extrêmement grave et préoccupante, comme le sont évidemment toutes les violences arbitraires, quels qu’en soient les auteurs. Qu’on soit manifestant ou qu’on soit policier, on ne peut pas prétendre défendre la liberté et attaquer le journalisme.
La liberté de la presse et le suffrage universel sont indissociables, attenter à l’une c’est attenter à l’autre. Entraver les journalistes dans leur travail, c’est empêcher les citoyens d’être informés, c’est porter atteinte au pluralisme et menacer la démocratie.
La critique de la presse est légitime mais aucune colère ne saurait justifier la violence contre les journalistes, qui sont confrontés eux-mêmes à des conditions de travail difficiles. 
 
Face à cette situation inédite, les associations, collectifs, sociétés de journalistes, ONG et syndicats de journalistes en appellent à un sursaut citoyen, tant dans les rangs du mouvement des « gilets jaunes » qui se revendiquent de la citoyenneté, que dans les rangs policiers.
En France, le droit d’informer est un droit fondamental, au même titre que le droit de manifester. 
 
Nous lançons un appel pour une mobilisation citoyenne afin de mettre fin aux violences commises contre les journalistes. Les citoyens ont le droit de manifester, les journalistes celui d’informer, au service de tous.
 
 
Publié le : 
Samedi, 19 Janvier, 2019
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