Les remerciements d' Abdou Semmar et de Merouane Boudiab

Abdou Semmar et Merouane Boudiab  nous adressent leurs remerciements après leur récente libération.En pièce jointe, le récit de leur emprisonnement rédigé par Abdou Semmar.

"Nous tenons à remercier toutes les personnes, associations et organisations ainsi que les médias qui ont défendu notre voix lorsque nous étions emprisonnés arbitrairement à Alger. Vous avez contribué grandement à notre remise en liberté en exerçant une forte pression sur le régime algérien qui voulait étouffer notre volonté coriace d'exercer le journalisme indépendant dans notre pays. Nous vous serons reconnaissants jusqu'à la fin de nos jours."Abdou Semmar et Merouane Boudiab

 

L'appel pour la libération des journalistes emprisonnés

 

Pour mémoire, le 23 octobre 2018, le journaliste et rédacteur en chef d’Algérie Part Abdou Semmar et le journaliste Merouane Boudiab ont été arrêtés par la gendarmerie nationale algérienne, puis placés sous mandat de dépôt jusqu’au 8 novembre. Leurs collaborateurs, Aboubakeur Mechemache et Oussama Kobbi, sont également sous le coup d’une enquête.

La rédaction d’Algérie Part, journal en ligne d’investigation et de décryptage, n’est pas la seule frappée par cette action judiciaire : Adlene Mellah, directeur des médias en ligne Algérie Direct et Dzair Presse, a également été interpellé.

Selon Reporters sans Frontières, ces arrestations font suite à un dépôt de plainte en diffamation par Anis Rahmani, le directeur d’Ennahar TV, pour des articles jugés diffamatoires.

Sans préjuger des conclusions de l’instruction judiciaire, nous ne pouvons qu’exprimer notre profond étonnement et notre grave inquiétude face à l’extrême sévérité des mesures déployées à l’encontre de nos confrères.

La détention préventive dans une telle affaire est totalement injustifiée. La liberté de la presse est un droit fondamental. Les libertés d’expression et d’opinion ne sont pas des délits.

En écho aux récentes déclarations de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) et du Syndicat algérien des éditeurs de presse électroniques (SAEPE), nous dénonçons donc cette décision et demandons la remise en liberté immédiate de nos confrères.
Nous resterons vigilants quant au respect des droits de nos confrères et ne manquerons pas d’en rendre compte dans nos médias respectifs.
Nous exprimons enfin notre soutien à nos confrères, à leurs familles et à leurs proches ainsi qu’à tous les journalistes algériens, comme Saïd Chitour, fixeur et collaborateur de nombreux médias internationaux, emprisonné depuis le 6 juin 2017 au motif d’intelligence avec une puissance étrangère.

 

Publié le : 
Mercredi, 31 Octobre, 2018
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