Libérez les 151 journalistes turcs et kurdes

Pas si loin de la France, se trouve la plus grande prison du monde pour les journalistes et ce pays, la Turquie, est membre du Conseil de l’Europe. Impossible de se résoudre à accepter que 151 de nos confrères soient derrière les barreaux simplement pour avoir fait leur travail, que près de 170 médias (journaux, revues, chaînes de télévision nationale ou régionale) aient été interdits, que des centaines de journalistes aient dû fuir leur pays pour rester en vie et que des milliers d’autres soient privés d’emploi.

Une situation intolérable qu’ont dénoncé ce mercredi 29 novembre -devant la mairie du 11 ème arrondissement -, des représentants des syndicats de journalistes, de la Fédération internationale des journalistes (FIJ),- à l’initiative de la journée mondiale contre l’impunité - du MRAP, d’Amnesty international, et des Associations comme France Kurdistan. Deux élues Madame Hélène Bidard, adjointe à la mairie de Paris, et Madame Evelyne Zarka, première adjointe à la marie du 4 ème arrondissement étaient présentes pour rappeler que la France ne pouvait rester muette devant ce crime. Fehim Tastekin, exilé à Paris mais ayant dû laisser sa famille, a raconté comment il avait échappé de peu à son arrestation et les moyens mis en place par Erdogan pour écraser la liberté d’expression. Loin de chez lui, il continue le combat et collabore, grâce à Internet, à deux médias, « Al monitor » et « Duvar » (« Mur » en français)
Pour la confédération et au nom des journalistes CFDT, Dominique Préhu est intervenue, affirmant notre solidarité envers les journalistes comme envers les syndicalistes turcs et kurdes. Elle a rappelé « qu’une démocratie qui emprisonne les journalistes n’est pas une démocratie (…) «que, par leurs informations, les journalistes permettent aux citoyens de se faire une opinion et qu’un pays démocratique ne peut fonctionner sans liberté d’opinion ».
Elle a conclu par un rappel historique : la séparation de l’église et de l’État est dans la constitution turque depuis une loi de 1928 votée sous la présidence de son fondateur, Mustafa Kemal, Atatürk, constitution dans laquelle le port du voile est interdit aux femmes depuis une loi de 1925. « Un humaniste ».

Chaque journaliste doit se sentir concerner par cette situation dramatique. Vous pouvez exprimer votre soutien sur #Turquiejournalistenprison

Jacqueline Papet

 

Publié le : 
Jeudi, 30 Novembre, 2017