Quand votre lieu de travail part en fumée…

C'est ce qui est arrivé à l'équipe de France-Bleu Isère à Grenoble. Dans la nuit de dimanche 27 à lundi 28 janvier, un incendie a embrasé les locaux de la radio. Un feu dont l'origine criminelle ne fait pas de doute puisque les enquêteurs ont identifié deux départs de feu et retrouvé des traces d'hydrocarbure sur un bureau. Sans le revendiquer explicitement, le site Indymedia se réjouit de l'événement et l'un de ses post suggère que ses activistes en seraient à l'origine (nantes.indymedia.org/articles/44367). "Ne dites pas qu'ils sont libertaires, ce sont des fachos, c'est tout", remarque un des journalistes de France-Bleu. Le procureur de la République de Grenoble remarque dans Le Monde (30/01/19) que douze incendies criminels de ce type ont été commis dans la région grenobloise depuis 20 mois, pour la plupart revendiqués sur des sites anarchistes. En attendant, les 35 salariés de la radio sont hébergés dans les bâtiments de France 3, en périphérie de Grenoble. Leurs bureaux, leur matériel, leurs notes, leurs documents, leurs contacts ont été détruits. Et les bases de données numériques perdues. La CFDT-journalistes témoigne évidemment tout son soutien et sa sympathie aux confrères et consœurs et leur souhaite du courage pour surmonter cette épreuve. Elle condamne vigoureusement cette attaque contre la liberté d'expression, contre la liberté d'informer, deux libertés qui semblent bien étrangères aux militants qui se prétendent "libertaires". Politiquement, c'est stupide. Et humainement, c'est juste "dégueulasse", pour reprendre le mot de Belmondo dans A bout de souffle.

Publié le : 
Dimanche, 3 Février, 2019
Rubrique: