Lettre ouverte à l'ambassadeur de Turquie pour la libération de Mathias Depardon

 

Mise à jour #4 08/06/2017 à 11h05 : lettre ouverte à l'ambassadeur de Turquie en France

 

Lettre Ouverte Intersyndicale FIJ Ambassade de Turquie by CfdtJournalistes on Scribd

 

Mise à jour #3 07/06/2017 à 18h40 : création d'une pétition

Le collectif de soutien pour la libération de Mathias Depardon a lancé une pétition, vous pouvez la signer en cliquant ici. Le journal Libération a gracieusement cédé un encart publicitaire afin qu'un visuel similaire à celui ci-dessus soit publié. Si d'autres éditeurs de presse ont le même dessein, il est possible de contacter Reporters Sans Frontières qui est fondateur du collectif de soutien. 
 

Mise à jour #2 06/06/2017 à 20h00 : solidarité d'un syndicat de journalistes turcs

Le Disk Basin-Is (le syndicat des journalistes progressistes turcs) exprime sa solidarité avec les syndicats de journalistes français, demande la libération de Mathias Depardon et que cesse la pression sur les journalistes étrangers.

"French journalist Mathias Depardon was detained almost a month ago while taking photographs for National Geographic close to Hasankeyf, a historical area of Southeast Anatolia that will soon be inundated by the waters from a controversial dam.

Since that day, Depardon has been kept in isolation despite announcements that he would be deported. In protest at his treatment, the journalist launched a hunger strike, ending it after finally being permitted to meet with French consular officials on 27 May.

We are currently witnessing that even foreign journalists are now receiving their share of Turkey’s oppression. Turkey’s government, which has altered the media landscape in the country and exerted pressure on the press in an effort to manufacture consent for its policies, has become uncomfortable with the international media. At present, it is attempting to prevent international media representatives from accessing the news in Turkey by canceling permits, deporting journalists, declaring media professionals as spies and arresting press workers.

Accessing the news is a universal right; no one can restrict this right by criminalizing international media representatives. We demand the immediate release of all captive journalists, particularly French journalist Mathias Depardon, as well as Dicle News Agency (DİHA) Board of Directors Chair Zekeriya Güzüpek and Kurdish Editor Mehmet Ali Ertaş."

 

Mise à jour #1 02/06/2017 à 12h10 : création d'un comité belge

Un comité de soutien belge s'est également constitué, cliquez ici pour en savoir plus.

 

Première publication : Trois semaines de détention, ça suffit !

Depuis trois longues semaines, le photographe français Mathias Depardon est détenu sans motif réel dans un centre de rétention à Gazantiep, au sud-est de la Turquie. Les représentants des syndicats français de journalistes -membres de la Fédération internationale des journalistes (600.000 adhérents)- ont été reçus mercredi soir par M. Romain Nadal, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, afin d’exprimer leur vive préoccupation sur le sort de notre confrère.

Pour l’heure en effet, en maintenant sous les verrous Mathias Depardon, les autorités turques font montre d’un profond mépris pour la liberté de l’information et le droit des journalistes étrangers de pouvoir faire leur métier. Une seule avancée a été notée dans les conditions de détention du journaliste français après qu’un agent du consulat de France en Turquie a pu lui rendre visite samedi. Mais depuis plus rien. Les portes de la prison se sont refermées brutalement. Cette position intolérable du pouvoir turc et ce jusqu’au plus haut sommet de l’Etat trahit une volonté d’empêcher les journalistes étrangers de venir couvrir les événements dans ce pays où la liberté de la presse est confisquée.

La Turquie est aujourd’hui la plus grande prison au monde de journalistes. Plus de 150 de nos confrères sont actuellement emprisonnés. Sans oublier les milliers d’entre eux qui se trouvent privés de cartes de presse par le régime, ceux qui sont devant les tribunaux, ceux enfin qui sont contraints à l’exil pour exercer leur métier. Le 19 mai, des organisations de défense de la liberté de la presse, dont les syndicats français de journalistes, membres de la FIJ et de la FEJ, ainsi que plusieurs rédactions, ont saisi par lettre le ministre turc de l’intérieur, Süleyman Soylu, appelant à la libération de notre confrère.

Aujourd’hui, il est urgent d’appeler la profession à se mobiliser et à faire pression sur Ankara pour obtenir la libération immédiate et sans condition de Mathias Depardon. A cette fin et pour marquer notre solidarité avec notre confrère, les syndicats de journalistes ont pris la décision de s’associer au comité de soutien de Mathias Depardon dont la CFDT Journalistes est membre depuis ce jeudi. Les autorités turques ne peuvent pas continuer impunément à fouler au pied les lois internationales. Elles doivent être tenues responsables du sort de notre confrère. Nous réitérons nos appels aux autorités françaises pour qu’elles exigent la libération urgente de Mathias Depardon. Nous apportons enfin toute notre soutien à la famille et aux proches de notre confrère.

Le député turc Niyazi Nefi Kara (CHP, opposition) a envoyé ce mercredi (31/05/2017) une interpellation parlementaire écrite très détaillée adressée au Premier ministre turc Binali Yildirim (AKP) sur le cas du journaliste français Mathias Depardon détenu dans le pays. Cliquez ici pour lire la traduction française de son intervention.

 

Publié le : 
Jeudi, 1 Juin, 2017