Vers un conseil de déontologie: ça démarre

L'assemblée de 60 participants et 10 excusés réunie le 17 mai à l'invitation de l'ODI dans les locaux d'Audiens, à Vanves (92), reflétait une heureuse diversité géographique au-delà de l'Ile de France: Bretagne, l'Est, Lyon et sa région, Bordeaux, la Normandie...

Trois composantes

Diversité aussi et surtout dans la nature des participants. Présent, le grand public avec des sociétés de lecteurs, des associations d'éducation populaire, des représentants du Collectif Informer n'est pas un délit, la présence de François Jost (universitaire et producteur d'émissions sur  F. Inter et F. Culture), Journalisme et Citoyenneté (Jérôme Bouvier)... Chez les journalistes: SNJ et CFDT, les deux syndicats partisans de cette instance (avec quelques divergences), plusieurs sociétés de journalistes (Télérama, France-Soir, Courrier International...), la vice-présidente de Profession:Pigiste, des journalistes du service public et de quotidiens -Les Echos, La Croix, Sud-Ouest...- de Contexte, Médiacités, la participation d'un médiateur, de Clubs de la presse, de représentants de direction d'écoles de journalisme, de Prenons La Une, de la Correspondance de la Presse, de RSF... Et quelques patrons de presse dont une représentante de la direction d'Europe 1, un délégué du syndicat des radios libres (SNRL), de la presse spécialisée (FNPS), et la présidente de la FPPAP (agences de presse).

La "dimension tripartite" -grand public, journalistes, éditeurs de presse- de ce futur oganisme était donc perceptible. Chère à la CFDT et à l'ODI cette dimension a été admise par tous à l'issue des discussions, signant des évolution chez certains syndicats de journalistes.

Nos amis belges

Enfin, comme cela a ét dit hier: "C'est la première fois qu'une rencontre nationale aussi large se tient sur ce thème". L'avancée est à la fois réelle et modeste. Les échanges ont montré que parmi les journalistes tous ne connaissent pas bien ces questions. D'où la recommandation formulée, de consulter des sites comme celui de l’ODI qui devrait permettre un même niveau d’information pour tous, et une réflexion enrichie par les exemples des Conseils de déontologie existants, notamment francophones. C'est le signe, sans surprise, que beaucoup reste à faire, dans ce qui a aussi à voir avec la démocratie.

 

Pour compléter, deux interviews réalisées par Jean-François Cullafroz à voir sur Youtube:  Bernard Maillard, nouveau réprésentant de CFDT Journalistes à l'ODI, secrétaire de l'ODI, et le président de l’ODI Patrick Eveno.
Photo: © Pierre Nouvelle
 

Le communiqué final:

 

Un conseil de médiation et de déontologie journalistique sur les rails

"De nombreuses organisations de journalistes, d’éditeurs, d’agences de presse et des représentants du public (*) ont jeté les bases, jeudi 16 mai 2019 à Vanves, d’un conseil de médiation et de déontologie journalistique (**). Une instance tripartite qui impliquera à la fois les journalistes, les médias et le public.

En défendant les règles professionnelles, ce conseil  a pour objectif premier de garantir à chaque citoyen l’accès à une information de qualité.

Trois groupes de travail, sur le périmètre des compétences, la structure et le fonctionnement de cette instance, ont été constitués. Ils rendront leurs conclusions avant juillet. L’ambition est de créer cette instance avant la fin de l’année 2019.

Le 17 mai 2019 Contact : odi.observatoire@gmail.com

(*) SNJ, CFDT journalistes, Collectif informer n’est pas un délit, Journalisme et citoyenneté, Profession : Pigiste, FFAP, SNRL, ODI, CDLP, Sociétés et collectifs de journalistes et de lecteurs , écoles de journalisme, associations d’éducation populaire, Alliance internationale de journalistes, Union Internationale de la presse francophone, etc…

(**) Dénomination provisoire"

 

Publié le : 
Vendredi, 17 Mai, 2019
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