Violences policières, carte de presse… Et si la réponse était : « Syndiquez-vous ! »

 

Les journalistes, photographes comme reporters, qui doivent faire face aux mauvais traitements de la part des forces de l’ordre, ont évidemment raison de dénoncer ces faits (1), et nous les soutenons, comme en témoignent plusieurs inititaives ou communiqués précédents depuis l’automne.

Mais quand ils impliquent la commission de la carte de presse dans leurs difficultés de terrain, ils se trompent pour partie de combat.

Certes, il y a de « vrais » journalistes qui ne peuvent obtenir leurs cartes de presse pour des raisons administratives. Parce que la commission de la carte d’identité des journalistes professionnels ne peut donner que ce qu’elle a : une attestation professionnelle à tous ceux qui remplissent des critères établis par la loi : un statut de salarié, un employeur relevant des entreprises et publications de presse, un revenu suffisant, etc

Un combat en amont

Mais si les journalistes qui font ce métier ne peuvent répondre à ces critères, c’est qu’il y a un combat à mener en amont, au sein des entreprises, quand bien même on est un pigiste ou un « journaliste indépendant ». Autrement dit, c’est en contactant les syndicats dans l’entreprise, sur les abus commis en termes de rémunération, par exemple, que ces problèmes d’ordre administratifs pourront être résolus. Et pour qu’il y ait des syndicats, il faut qu’il y ait des syndiqués…

Bref. Les combats pour la liberté de la presse, la qualité de l’information, la juste rémunération des journalistes, la sécurité de leur emploi, ne manquent pas.

Ne dispersons pas nos forces, restons groupés (syndicats et collectifs), et ne nous trompons pas de cible (2). A tirer sur l’ambulance CCIJP, on oublie ce que cette précieuse carte de presse apporte de protection à quelque 34890 journalistes aujourd’hui, et qu’on nous envie ailleurs, par exemple au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie…

Nos élues pour cela

Les deux élues CFDT à la commission de la carte de presse font leur maximum pour défendre chaque dossier, n’hésitez pas à les contacter en cas de question ou de difficulté liée à la carte de presse : Isabelle Bordes et Hakima Bounemoura : isabelle.bordes@ouest-france.fr ou hbounemoura@f3c.cfdt.fr

Paris, le 3 mai 2019.

 

(1) : https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/tribune-no...

(2)  http://www.ccijp.net/article-152-ne-pas-se-tromper-de-cible.html

Publié le : 
Mercredi, 8 Mai, 2019
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