[FIJ] Liberté de la presse pour les journalistes égyptiens et français

Motion de solidarité soutenue par les syndicats de journalistes français (SNJ – SNJ-CGT, CFDT JOURNALISTES),présentée avec le soutien de la FNSI (Italie).

 

Le 1er mai, plusieurs membres du syndicat des journalistes égyptiens (EJS) étaient arrêtés au siège de leur syndicat. Ils sont accusés de complot contre l’état pour avoir participé à une manifestation contre le régime.

 

En soutien, des centaines de journalistes ont manifesté pour la libération de tous leurs confrères emprisonnés, soit plus d’une trentaine.

Ce fut le tour du journaliste français Rémy Pigaglio, correspondant en Egypte, principalement du journal La Croix et de RTL. Il fut arrêté à l’aéroport du Caire, par la police à son retour de vacances. 

Le 24 mai, après 30 heures d’emprisonnement, il a été contraint de prendre un billet de retour pour la France.

Bien qu’accrédité et disposant d’un visa de 6 mois, il lui est interdit de remettre le pied sur le sol égyptien. 

Le 25 avril, déjà, 4 journalistes français couvrant une manifestation avaient été arrêtés pendant plusieurs heures.

La FIJ, réunie en son congrès à Angers (France) du 7 au 10 juin 2016, déplore la répression grandissante contre les journalistes travaillant pour les médias égyptiens et étrangers (surveillance, intimidation, arrestations, expulsions, détention).

La FIJ qui regroupe 600 000 journalistes dans le monde, exige la levée de l’interdiction de territoire égyptien du journaliste français Rémy Pigaglio, ainsi que le respect de la liberté de la presse pour les journalistes égyptiens, français et étrangers et la garantie de leur sécurité dans l’exercice de leur profession.