Gabon : comme un air de couvre-feu numérique

Après la proclamation le 31 août d'une victoire à l’arraché du président sortant Ali Bongo-49,8% contre 48,23% pour Jean Pingi, l'accès à Intenret n'est possible que la journée depuis ce lundi, témoignent des journalistes sur place. L'accès aux réseaux sociaux est impossible.
Ces coupures sans explication, qui s'apparentent à un couvre-feu numérique, entravent le travail des journalistes français qui tentent de rendre compte de la situation tendue au Gabon pour des médias à forte audience en France et en Afrique (RFI France 24 TV5 Monde AFP).
Ces coupures empêchent les citoyens gabonais d accéder aux médias en ligne, souvent les seuls organes de presse indépendants, ce qui tend à aggraver les tensions les inquiétudes et les rumeurs dans un pays où le retour au calme est très précaire.
Pourtant, la communauté internationale avait demandé aux autorités gabonaises de garantir un accès libre à l'information pendant tout le processus électoral. Les Journalistes CFDT expriment la même attente, pour que nos collègues pour exercer leur métier dans des conditions correctes.